Témoignage : 1 an vers plus d’autonomie
Cet article fait partie du Parcours vers l’autonomie – Étape 10 : Le mode de vie autonome.
Un an plus tard : ce qui a vraiment changé
Quand j’ai commencé ce parcours, je croyais que l’autonomie, c’était une question de matériel :
un potager, une cuve à eau, quelques outils, un panneau solaire peut-être.
Un an plus tard, je réalise que c’est surtout une manière d’exister autrement.
Ce que j’ai gagné n’est pas seulement mes premières tomates ou mes bocaux de compote —
c’est une forme de paix intérieure.
Je sais d’où viennent mes ressources, je comprends mes besoins, je vis plus lentement, mais plus intensément.
À retenir :
L’autonomie ne donne pas tout, mais elle enlève beaucoup : la peur, le brouhaha, la dépendance.
Ce que j’ai réussi à mettre en place
Au jardin
J’ai commencé petit : un carré de 3×3 m.
Aujourd’hui, je récolte de quoi nourrir plusieurs repas par semaine.
J’ai appris à semer, échouer, recommencer.
Et surtout, à observer sans tout contrôler.
À la maison
J’ai installé des multiprises à interrupteur, une cuve d’eau de pluie et un composteur.
Résultat : moins de factures, moins de gaspillage, plus de conscience.
J’ai découvert qu’on peut vivre confortablement avec beaucoup moins de consommation.
En santé et hygiène
Ma trousse naturelle est devenue un réflexe : huiles essentielles, argile, miel, vinaigre de cidre.
Mes cosmétiques maison tiennent dans un seul tiroir.
Ma salle de bain ne déborde plus, et mon esprit non plus.
Dans mes finances
J’ai repris le contrôle : simplifié, arrêté les abonnements inutiles, créé une petite activité locale.
Ce n’est pas l’indépendance financière, mais une vraie respiration.
Dans mes relations
J’ai tissé un cercle d’entraide simple : prêt d’outils, troc de légumes, coups de main.
Je ne suis plus seule dans ma démarche.
Et c’est ça, la plus belle récolte : le lien.
Les difficultés sur le chemin
Tout n’a pas été simple.
J’ai connu des découragements, des ratés, des semaines trop chargées.
Mais chaque erreur m’a appris quelque chose d’utile.
- Le potager qui grille au soleil → apprendre à pailler.
- Les recettes ratées → apprendre à doser et patienter.
- Les moments de fatigue → apprendre à ralentir.
À retenir :
L’autonomie n’est pas linéaire : c’est un apprentissage vivant, parfois exigeant, toujours transformateur.
Ce que j’en retire
Je me sens plus stable, plus consciente, plus reliée.
Moins dépendante du “tout-prêt” et plus confiante dans mes capacités.
Ce parcours m’a appris que le vrai pouvoir, c’est la compréhension.
Je sais maintenant que :
- La nature ne m’appartient pas, je fais partie d’elle.
- Le temps est ma ressource la plus précieuse.
- L’autonomie ne se décrète pas, elle se vit — un geste à la fois.
Pour aller plus loin
Télécharge le PDF “1 an vers plus d’autonomie – Bilan & perspectives”
Il te permet de :
- Faire ton propre bilan des 10 étapes.
- Identifier tes réussites et tes prochains axes.
- Écrire ton intention pour l’année suivante.
Astuce :
Si tu tiens ton carnet (Étape 9), relis la première page.
Tu verras à quel point tu as évolué — même dans ce qui ne se voit pas.
Clôturer le parcours, sans le finir
Ce parcours n’est pas une fin, mais une base.
À partir d’ici, tu peux approfondir chaque domaine, ou simplement savourer ce que tu as déjà planté.
Tu n’as pas besoin d’en faire plus.
Tu peux juste vivre mieux — et c’est déjà énorme.
Phrase d’ancrage :
“Je ne cherche plus l’autonomie parfaite. Je vis l’autonomie possible.”
⬅️ Étape précédente : Vers une vie simple et libre – La charte de vie autonome
(Fin du parcours “Vers l’autonomie”)
