Qu’est-ce que l’autonomie (vraiment)
Cet article fait partie du Parcours vers l’autonomie – Étape 1 : Se situer et poser ses intentions.
L’autonomie, plus qu’un mode de vie : une posture
On parle souvent d’« autonomie » comme d’un objectif concret — produire sa nourriture, fabriquer ses produits, réduire ses factures.
Mais avant d’être une série d’actions, l’autonomie est une posture intérieure : celle de reprendre du pouvoir sur sa vie.
Être autonome, c’est se poser une question simple :
Qu’est-ce que je peux décider, fabriquer ou comprendre par moi-même — sans dépendre aveuglément d’un système extérieur ?
Ce n’est ni un repli, ni une fuite. C’est une reconnexion à la responsabilité et à la compétence.
L’autonomie s’apprend, se construit, s’affine. Et surtout, elle n’est pas totale : personne n’est autonome à 100 %.
L’important est d’avancer, pas de cocher toutes les cases.
Les cinq domaines de l’autonomie
On peut distinguer cinq grands domaines qui, ensemble, forment la base d’une vie plus libre :
1. Autonomie alimentaire
Produire, transformer, conserver une part de ce que l’on mange.
C’est la première forme d’indépendance, celle qui relie directement à la terre.
2. Autonomie énergétique
Comprendre, réduire, puis produire une partie de son énergie.
Avant d’acheter des panneaux solaires, il s’agit surtout d’apprendre à mesurer et ajuster.
3. Autonomie matérielle
Savoir réparer, entretenir, construire.
C’est passer du réflexe de consommation au réflexe de création.
4. Autonomie financière
Repenser sa manière de gagner, dépenser et échanger.
Une autonomie qui n’exige pas forcément plus d’argent, mais plus de conscience.
5. Autonomie mentale et relationnelle
Garder sa clarté d’esprit face à la peur, à la norme ou à la mode.
C’est peut-être la plus difficile, et pourtant la plus essentielle.
À retenir :
L’autonomie n’est pas une performance.
C’est un équilibre entre indépendance et reliance.
Dépendances et marges de manœuvre : où en suis-je ?
Avant de vous lancer, prenez le temps de regarder votre point de départ.
Chaque autonomie s’appuie sur des dépendances qu’il faut identifier avant d’agir :
- Que me fournit le système (énergie, nourriture, sécurité, confort) ?
- Que puis-je déjà faire moi-même ?
- Où ai-je envie de progresser sans m’épuiser ?
Ce repérage simple évite les illusions de toute-puissance et les découragements.
L’autonomie n’est pas un “tout ou rien” : c’est un continuum où chaque pas compte.
Faire son diagnostic personnel
Pour évaluer votre point de départ, vous pouvez utiliser la grille “Mon point de départ” (à télécharger ci-dessous).
Elle vous aide à repérer vos acquis, vos manques et vos envies d’évolution dans les cinq domaines clés.
Télécharger la grille “Mon point de départ” (PDF)
Bon à savoir :
Ce diagnostic n’est pas un test de réussite, mais un outil de clarté.
Vous pourrez y revenir à chaque étape du parcours pour mesurer vos progrès.
Définir ses priorités pour la suite du parcours
Après ce premier regard lucide, choisissez deux domaines prioritaires pour démarrer.
Peut-être le potager, la réduction d’énergie, ou encore le désencombrement.
Le secret est dans la cohérence : mieux vaut un petit pas ancré qu’un grand projet épuisant.
L’autonomie est une route vivante, pas une case à cocher.
Chaque saison, chaque apprentissage, chaque échec fait partie du chemin.
